Philippe Cogné - Eclats © Galerie Templon
Philippe Cogné - Eclats
du 15 jan. au 28 Fev. 2026
Galerie Templon Bruxelles
Veydtstraat 13
1060 Brussels - Belgium
www.templon.com
Suite à la rétrospective de ses œuvres au Musée Paul Valéry à Sète (2025) et aux expositions acclamées aux musées Bourdelle et Orangerie (2023), où il s’est alternativement plongé dans la grâce domestique des fleurs et la sauvagerie des forêts, le peintre Philippe Cognée revient désormais à un thème central de son œuvre : l’architecture comme métaphore de la condition humaine.
L’architecture, comme la vie, est fragile : elle s’élève, se fissure, s’effondre, puis revient à la terre d’où elle vient. Les peintures de Cognée ont toujours été des natures mortes, des méditations sur la fragilité du monde. À la Galerie Templon à Bruxelles, l’artiste présente trois nouveaux ensembles qui explorent cette réflexion sur la beauté périssable des choses.
Le premier corpus d’œuvres, composé de 32 dessins au fusain et à l’acrylique sur papier Arches, met en lumière des architectures incertaines, issues d’une collection visuelle mais détachées de toute référence directe. Réduites à leurs structures essentielles, elles se transforment en carcasses, grilles et toiles — des variations graphiques où la rudesse du fusain entre en conflit avec la fluidité de l’acrylique. Les surfaces rayées et lacérées créent des paysages tragiques, avec une tension dramatique qui contredit tout lyrisme impressionniste.
Dans la série « Traverser la ville », réalisée à l’huile sur bois, Cognée attaque littéralement le matériau. Avec des coups d’outils obtondants, il fait apparaître des images hiéroglyphes, presque abstraites, où l’architecture se réduit à des silhouettes, des fantômes, des linceuls.
Enfin, une série de peintures à l’encaustique perpétue la fascination de l’artiste pour les floutages vibrants et les étincelles pigmentaires. Ces œuvres, à la fois lumineuses et mélancoliques, célèbrent la fragilité de la réalité et élèvent l’architecture au rang de memento mori, rappel du passage du temps et de l’impermanence des corps.
Philippe Cognée est né en 1957 à Nantes, en France, où il vit et travaille. Ses peintures utilisent de la cire chauffée et écrasée, produisant un effet flou et soulevant des questions telles que l’amincissement de l’image et la condition humaine à la lumière de la relation des humains à leur environnement urbain. L’artiste s’inspire de photos et vidéos d’éléments tels que des autoroutes, des bâtiments et des plans aériens. Son travail remet en question le rôle de l’art dans une société où les nouvelles technologies numériques ont inauguré l’ère de l’image, à la fois omniprésente et diminuée.